Les ITVs de la Morue - épisode 1-
- Tiphaine
- 3 déc. 2019
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 9 déc. 2019


Aujourd'hui, je vais vous parler de Charlyne, qui présente un SOPK. Charlyne est photographe famille dans l'Oise, je lui laisse la parole.
Peux-tu te présenter ?
Moi, c'est Charlyne, 1m60 et des kilos en trop, bientôt 30ans et maman d'un petit Jaz
Quel rapport as-tu avec ton corps ?
Disons que j'essaye de m'accepter comme je suis actuellement mais que je ne suis pas au top de ma forme, j'ai pris plus de poids après ma grossesse que pendant.
Quand as-tu consulté pour la première fois un gynécologue / une sage-femme et pourquoi ?
La première fois qu'on m'a examinée c’était le médecin généraliste de mon père qui après une gastro à vue que j'avais pas mal de poils, ça l'a inquiété pour mon age (10 ans) et moi ça reste une visite médicale un peu perturbante. Plus tard à l'age de mes premières règles (12 ans) je suis partie chez la gynécologue de ma mère pour ma première visite, nous avons longuement parlé, elle ne m'a d'ailleurs pas examinée ce jour la ce qui m'a permis de ne plus avoir ce blocage.
Quand as-tu mis un nom sur ta pathologie ? Comment ça c'est passé ?
Il y a d'abord eu des règles très irrégulières puis plus du tout pendant des mois, une importante prise de poids ou ma mère qui était infirmière à commencé a s’inquiéter et m'a fait faire toutes sortes de tests pour vérifier ma thyroïde...
Après plusieurs semaines, impossible de déterminer la cause de tout ça. J'ai donc eu un rendez vous avec un gynécologue de l’hôpital pour vois si ça ne venait pas de ce coté la. Et BINGO, une écho et un diagnostique : les ovaires polykystiques.
J'ai aussi fait un bilan de contrôle pour voir mon taux d’androgène. A la suite de ces tests je repars avec un traitement sur 15 jours par mois et un suivi avec une diététicienne.
Quel est ton quotidien avec ta pathologie ?
Je ne considère pas spécialement ça comme une maladie, je suis une personne plus sujette à prendre du poids et j'ai des poils qui pousse un peu partout mais comme je suis d'origine portugaise on y fait pas plus attention que ça. J'ai aussi des règles irrégulières mais je m'y suis faite.
As-tu des enfants ?
Oui, j'en ai un. Un petit Jaz, bientôt 2 ans.
Quel a été ton parcours pour avoir un enfant ?
Après l'annonce de la maladie, on m'a tout de suite prévenue que j'aurai du mal a avoir des enfants. Ce n’était pas impossible mais plus compliqué. Ni une ni deux j'en parle a mon ancien compagnon et je me dit que j’arrête toutes protections, je sais que je vais avoir du mal a faire un enfant alors autant essayer dès maintenant.
2 ans après toujours rien, on en reparle avec ma gynéco qui me dit qu'il existe différentes solutions pour nous aider, je désespère, ça devient une obsession et ça se termine par une séparation...
J'abandonne donc l'idée d’être maman puis des mois passe, je rencontre un autre homme et là PAF ça fait des Chocapics, seulement 4 mois après notre rencontre me voilà enceinte.
Un petit mot de plus ?
Je suis aujourd'hui dodue et poilue mais j'ai un petit miracle dans ma vie alors je le vis plutôt bien et si j'avais un mot à dire : de ne jamais perdre espoir la perte de poids aide énormément a retrouver une ovulation normale ( NDLMorue : Charlyne à perdu 20 kg en 5 mois l'année avant d’être enceinte.)

Le syndrome des ovaires polykistiques (SOPK) : c'est quoi exactement ?
C'est la maladie hormonale la plus fréquente qui touche une femme sur 10.
Les 3 critères sont :
- Dysovulation ou anovulation (cycle irrégulier ou cycle sans ovulation).
- Hyperandrogénie (augmentation du taux de testostérone d'ou une hyper pilosité, acné, chute de cheveux).
- Aspect échogène des ovaires (un nombre de follicules supérieur a 12 ou un volume ovarien supérieur a 10 mm
En gros, au début du cycle, chaque ovaire contient normalement 5 à 10 petits follicules et 1 seul d'entre eux deviendra 1 ovocyte fécondable. Dans cette maladie, la maturation folliculaire est bloquée par l'excès d'androgène. Il n'y a donc pas d'ovocyte fécondable possible.
Cliniquement il y a donc une aménorrhée, une infertilité, de l’acné, de l'hirsutisme, une obésité fréquente mais pas systématique et un risque de diabète augmenté. Tout ceux ci évidemment a plus ou moins forte intensité.
Quel traitement :
Il n'y a aucun traitement a avoir si ce n'est une prise en charge adéquate par un endocrinologue, un gynécologue et parfois un psychologue. Il est recommandé d'avoir une bonne hygiène de vie et éviter une contraception par microprogestatifs.
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