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Maman

Les ITV de la morue - épisode 4 -


Les questions sont les mêmes mais les réponses sont différentes parce que pour la sexualité, il n'existe pas de norme. Ce soir, c'est Jennifer qui nous parle avec bcp de sensibilité de sexualité.


Bonne lecture !







1/ Peux-tu te présenter ?

Je suis Jennifer et je viens d’avoir 30 ans. Je vis en Haute-Marne et suis en pleine reconversion professionnelle, avec l’ouverture de mon cabinet de thérapeute en relation d’aide spécialisée dans l’accompagnement des familles notamment des enfants et des adolescents ainsi que de l’accompagnement à la maladie. (j’ouvre en septembre !!!!!) Je suis une femme en cheminement perpétuel, une « nouvelle femme » depuis quelques années et notamment depuis que je suis devenue maman pour la première fois il y a 4 ans. Aujourd’hui, et depuis toujours, je me passionne pour la vie de façon générale. Je porte beaucoup d’attention aux enfants, aux différents « modes » d’éducation qui existent aujourd’hui et je prends le temps d’écouter quels sont nos besoins à nous dans tout cela. Je m’intéresse de plus en plus au zéro déchet, mais nous avons encore beaucoup à faire dans ce domaine. J’aimerais savoir mieux cuisiner, car je sais que nous pouvons faire bien mieux, et que nous n’en serons qu’en meilleure santé après. Je suis touchée par la maladie de très près à la maison et porte donc un intérêt particulier à tout ce qui la concerne et notamment lorsque celle-ci touche des enfants. Je suis inscrite au yoga ! pour la deuxième fois de ma vie et comme pour la première fois et bien je ne parviens pas à m’y tenir et être assidue ! et le pire c’est que je le savais en m’inscrivant. Je me mets une pression avec le sport, parce que l’amoureux est un grand sportif depuis toujours et moi … le sport ? c’est quoi ce truc ? je me planquais à l’école pour en faire le moins possible, j’ai toujours été une brêle en sport, l’impression d’être nulle et avec en plus une tachycardie qui me rend bien service pour me cacher derrière. Pourtant, je sais bien que c’est important et nécessaire ! Mais moi, je préfère colorier des mandalas, organiser les anniversaires, baptêmes, grands évènements de la famille, choisir nos vacances, écrire des articles, lire … et du coup ben le sport c’est ma grande culpabilité. Alex, c’est qui ? L’homme qui est entré subitement dans ma vie il y a 6 ans et demi ! après une rupture qui m’a profondément blessé. En fait, c’est le deuxième homme qui partage ma vie puisque j’ai été en couple très jeune avec quelqu’un pendant 7 ans et demi avant lui. Quelqu’un qui m’a brisé. Et lui est arrivé et sans pouvoir l’expliquer il a tout bousculé dans ma vie. Il m’a permis de devenir mère, de devenir une femme plus assurée, qui se guérit au fil du temps et qui a décidé de faire de sa passion pour l’être humain et son fonctionnement son métier ! il me soutien dans tout, là où moi-même parfois je ne sais pas si j’aurais pu en faire autant pour lui. Il me supporte (et crois moi ça c’est énorme !) et il m’aime ! Enfin, comme toujours, je m’étales là où tu voulais sûrement savoir seulement qui j’étais : nom, prénom, âge ! bon ben tu en sais plus que ce dont tu avais besoin sûrement mais voilà, tout ça c’est moi.

2/ As-tu des enfants ? Combien ?

OUI !!Je suis maman de deux petits garçons : Gabriel 4 ans et Samuel 2 ans. J’ai également été maman l’espace de quelques temps d’un petit être qui a choisi de faire demi-tour lors d’une fausse couche précoce en mai dernier à 7SA alors que je venais de découvrir cette grossesse. Et dans quelques semaines (il faut que je regarde mon application pour savoir combien, je suis carrément larguée !) je serai maman d’une petite fille, notre troisième bébé qui verra le jour début mars ! Parmi nos trésors, Gabriel est atteint d’une maladie rare que l’on a découverte le mois suivant ses 2 ans à peine un mois avant la date de mon terme pour son frère. Et là, me voilà, indépendamment de ma volonté, terrifiée. Samuel vient de fêter ses 2 ans en décembre, j’ai très peur d’apprendre une mauvaise nouvelle bien qu’aucun signe ne le laisse présager et de vivre cette fin de grossesse aussi douloureusement que pour lui. Enfin, je m’accroche et j’y travaille ( ta question était seulement sur le nombre d’enfants donc 2 bientôt 3 ici avec nous et 4 grossesses. ) Parfois, je me sens extrêmement chanceuse et parfois je nous trouve complètement fous ! un troisième ? alors que déjà avec deux c’est le carnage et qu’on trouve seulement un bon rythme. Mais à la fois, j’ai confiance et je sais qu’on va en chiez oui mais qu’on va y arriver pour encore plus de bonheur à la maison (et de cris, et de linge qui s’entasse.) mais ça va le faire n’est-ce pas ?


3/ Quand as-tu consulté pour la 1ere fois une sage-femme/gynéco ? Et pourquoi ?

J’ai consulté un gynécologue pour la première fois après mon premier rapport sexuel, plusieurs mois après puisqu’il m’a fallu beaucoup de temps pour oser en parler avec ma maman (9 mois après environ) ! Sujet hyper tabou à la maison lorsque j’étais ado, d’autant plus que j’étais l’aînée et que mes relations avec mes parents étaient complexes. Mauvaise expérience avec cette gynécologue, grande appréhension, zéro réassurance… gynécologue vu une fois au début de ma sexualité, puis après ma première rupture donc pas d’accompagnement réel. Je ne lui faisais pas confiance, certaine qu’elle dirait des choses à ma mère, donc ensuite je n’ai été suivi pour ma pilule que par mon médecin traitant consciente que je n’avais pas d’examens gynécologiques comme cela était recommandé. Quant à la sage-femme, je l’ai rencontré la première fois pour ma première grossesse et elle n’a jamais quitté ma vie plus de quelques mois depuis ! Une des rencontres les plus importantes de ma vie dans ma maternité. Elle a su recevoir toutes mes angoisses et me voir évoluer au fil des ans, aujourd’hui, elle occupe une place importante dans ma vie et je n’ai confiance qu’en elle pour la préparation à la naissance de mes enfants et mon suivi post-partum. Mon gynécologue actuel est exceptionnel. Un professionnel à l’écoute, très doux, très rassurant et qui ne se contente pas de faire son travail sans explications. Un réel lien de confiance existe entre lui et nous et je n’ai aucune réticence à aller le voir et lui faire part de mes craintes ou questionnements divers. Il me suit depuis 2015 lors de ma première grossesse et depuis, j’ai été suivi très régulièrement pour mes grossesses mais aussi entre celles-ci. Il a parfaitement accompagné ma fausse-couche ce qui je pense m’a permis de la traverser plus facilement. Il assure le suivi de mes grossesses mais est aussi celui qui est présent pour la naissance de nos enfants, et sa présence dans la salle suffit à me dire que je vais y arriver. Chaque fois, le moment de la naissance de mes enfants est marqué par la douceur et le calme régnant dans la salle, ce que j’espère vivre une nouvelle fois dans quelques semaines.

4/ Ta sexualité s'est-elle modifiée pendant tes grossesses ?

Oh là là ! Oui ! Pendant et après en fait ! Toute ma sexualité est différente. Pour autant, elle n’est pas problématique. Nous vivons depuis 2015 une sexualité comment te dire ? En dent de scie ? En fait, je me surprends à avoir envie de lui en journée, plusieurs fois parfois mais évidemment il n’est pas là ! Et puis viens le soir, le temps de coucher les enfants, regarder un peu la tv ou bouquiner et évidemment le moment pour moi de m’endormir comme une merde avec la fatigue ! Nous parlons énormément tous les deux et parfois, lors de moments calmes, trèèèès calmes, on se pose et on en parle ! La fatigue, le quotidien qui prennent souvent le dessus. Pour toutes mes grossesses, les premières semaines ont souvent été très calmes justement puisque je suis chaque fois sujette à une fatigue énorme ! Mais avec des rapports qui restaient pour nous réguliers tant qu’on parvenait à se retrouver au moins une fois par semaine (bon une fois par quinzaine nous convenait aussi dans ces moments là !). Nous avons toujours pu avoir des rapports jusqu’à la fin de la grossesse, en général jusqu’à 3-4 jours avant la naissance de bébé. Ce n’est pas le désir qui manquait, mais plutôt la fatigue qui dérangeait vraiment. Et, pour cette troisième grossesse, c’est sensiblement la même chose. La grande modification arrive au cours du 3ème trimestre quand mon ventre prend trop de place et qu’il faut trouver d’autres solutions, d’autres positions sans que pour autant je finisse « bloquée » puisque j’ai, surtout pour cette grossesse, de très fortes douleurs pelviennes et une sciatique qui va et vient me faire coucou très (trop) régulièrement. Mon corps change, et avec celui-ci notre sexualité également. Je suis vraiment ravie qu’Alex ne soit pas bloqué par ces changements, là où c’est finalement plutôt moi qui bloque vis-à-vis de lui avec ce corps tellement différent. Il n’éprouve aucune crainte vis-à-vis du bébé, sa seule crainte finalement étant de me faire mal ce qui fait qu’il est très vigilant à mon confort et mon bien-être lors de nos rapports. Le plaisir reste le même pour moi, pendant la grossesse, et pour lui aussi. Il faut seulement que l’on soient inventifs pour vivre ensemble ce dernier trimestre .

5/ As-tu fait de la rééducation du périnée ?

Oui, après chacune de mes grossesses. Environ 10 séances à chaque fois et cela était une grande angoisse pour moi. Je craignais de devoir à nouveau exposer mon corps, ce ventre flasque, et de vivre une expérience très invasive. Et pourtant, ce fut tout le contraire ! (bon pas le ventre flasque, il ne m’a jamais quitté depuis la naissance de Gabriel celui-ci) ! Mais après m’être presque fais pipi dessus lors d’un fou-rire quelques jours après la naissance de Gabriel, j’ai vite compris la nécessité de le faire et j’ai choisi de prendre ce temps pour m’éviter bien des difficultés par la suite. Ma rééducation s’est faite avec un sifflet et des électrodes posées sur mon ventre, à base de respiration. Ce qui me convenait parfaitement puisque je n’avais pas à nouveau à exposer mon corps, et ma pudeur était respectée ce qui est très important pour moi. Cette rééducation est, je trouve, quelque chose de difficile mais de tellement indispensable. Difficile parce qu’elle nécessite qu’on s’octroie du temps pour soi là où on a l’impression de ne plus en avoir du tout. Difficile parce qu’elle fait toujours peur « quels sont les dégâts ? qu’est-ce qui m’attends ? » et parce qu’on a son bébé et qu’il est difficile parfois de sortir de cette bulle. Mon corps, je l’ai montré pendant 9 mois à mon gynéco puis à toute une équipe (ou deux !) le jour de l’accouchement et maintenant que bébé est là, je voudrais être tranquille. J’ai ce souvenir très précis de m’être chaque fois « forcée » à me rendre à ces rendez-vous mais quelle joie de pouvoir ensuite rire sans se pisser dessus ou encore de pouvoir sauter dehors avec ses enfants sans craindre une fuite … et j’en passe ! Non, vraiment, la rééducation c’est chiant mais tellement important. Alors Mesdames, prenez soin de votre périnée, il vous en remerciera et vous en serez bien contentes après !

6 / Après tes grossesses, qd as-tu repris les rapports sexuels ? Ta sexualité a-t-elle changé ?

Là encore, tout a été question de communication avec Alex. La reprise de la sexualité me terrifiait clairement après chaque naissance. Déjà, il fallait attendre que cette foutue pilule post-accouchement arrête de me faire saigner tous les jours ce qui était insupportable et surtout j’avais tellement peur d’avoir mal. Pour Gabriel, je me souviens parfaitement de cette reprise de sexualité. C’était pour la première fois 3 semaines après l’accouchement et c’était presque mieux que notre première fois tant dans la douceur et dans la complicité qui nous a unis ce jour là. J’avais jusque là très peur, d’avoir mal, de ne plus savoir faire, de ne plus rien sentir, ne plus avoir de plaisir … alors on avait beaucoup parlé et nous étions étaient d’accord sur le fait que la pénétration n’était pas obligatoire et qu’on ne forcerait rien s’il y avait un blocage quel qu’il soit. Puis, j’étais terrifiée à l’idée qu’il voit mon corps, ce corps difforme qui ne porte plus de bébé et qui pour moi ne pouvais plus être désirable. J’en ai pleuré lors de notre premier rapport après la naissance et pourtant ce fut merveilleux. Après, oui, notre sexualité a changé. Nous avons repris une sexualité normale, avec la chance pour moi de ne vivre aucune douleur ni sécheresse ou autre problématique de ce type. Nous avions seulement un bébé « radar » qui pleurait chaque fois qu’on envisageait la chose ! Ce qui limitait forcément nos ébats, mais nous avons compris avec l’arrivée de son frère que tous les bébés sont équipés de ce radar et avons choisi d’en rire, d’en discuter et de se dire quand là faut pas déconner et qu’entre les radars de bébé et la fatigue on a un peu oublié de se retrouver. C’est vrai que nous avons je crois cette grande chance qui nous appartient à tous les deux de pouvoir parler de notre sexualité avec réalisme et sans tabou. Après Samuel, les choses ont été différentes, la maladie s’était invitée dans notre vie et je n’ai pas de souvenir de notre reprise d’activité sexuelle après sa naissance puisque nous étions très souvent à l’hôpital près de Gabriel et complètement dévastés, dépassés par notre vie entre notre aîné, notre tout petit bébé que j’avais le sentiment d’abandonner constamment, notre emploi à temps plein et notre vie à 100 à l’heure. La maladie nous a renforcé en tant que couple et parents mais nous a beaucoup éloigné sur le plan de la sexualité où il pouvait parfois se passer plusieurs semaines sans rien faire mais paradoxalement sans que cela ne nous dérange vraiment. J’espère qu’après la naissance de notre puce, et avec le passage d’un troisième bébé, notre sexualité pourra reprendre son cours « normalement ». Je reste avec mes angoisses liées au corps et à ces changements puisque je le déteste après avoir donné la vie et que je reste avec cette idée qu’Alex pourrait ne plus le désirer. Puis cette peur irrationnelle qu’après 3 bébés, je ne sentirais peut-être plus rien ou que lui aussi pourrait être « perdu » comme si cela allait devenir un gouffre sans fin ! Enfin là, je vais loin et parfois j’ai l’impression d’être folle. Pour moi tout dépend aussi de la façon dont l’accouchement se passe et de la façon dont on a vécu celui-ci, j’ai eu la chance de ne pas vivre de moments difficiles, de ne pas subir d’épisiotomie … et d’avoir deux accouchements par voie basse qui se sont globalement très bien passés et je crois que cela contribue aussi à la reprise d’une sexualité plus sereine peut-être.

7/ A-t-on parlé sexualité avec toi pendant la grossesse, la visite post natale ou pendant la rééducation du périnée ?

Non, pas vraiment. Mon gynéco m’a simplement posé chaque fois la question d’une reprise d’activité sexuelle ou non lors de la visite post-natale mais cela n’a jamais été abordé en amont ni lors de rééducation. Finalement, c’est plutôt nous deux en tant que couple qui en avons beaucoup parlé et avec de proches amis qui devenaient parents en même temps que nous pour échanger sur nos expériences et se rendre compte que nos craintes ou difficultés sont sensiblement les mêmes pour tous à des degrés évidemment différents. J’aurais aimé en parler davantage, mais en dehors de la sexualité à proprement parler, c’est de contraception et de rapport au corps dont j’aurais aimé parler avec des professionnels de façon plus approfondie.

8/ Quel rapport entretiens-tu avec ton corps ?

Euh … la question qui tue ! Depuis aussi longtemps que je m’en souvienne je le déteste. Et pourtant j’essaie d’apprendre à l’aimer mais c’est extrêmement compliqué pour moi. Il est « trop gros », mon ventre ultra plat (que j’adorais et qui était la seule chose que j’aimais sur mon corps) est devenu « flasque, mou, dégueulasse ». Je me suis farcie de jolies vergetures quelques semaines avant mon premier accouchement alors que je l’avais tartiné de toutes ces crèmes soient disant magiques (mon cul ouais !) Depuis, la crème je n’en ai jamais racheté et j’ai fais des économies ! Non, vraiment, j’ai du mal à aimer ce corps. Je suis pourtant en mesure de le remercier de m’avoir offert cette chance de porter la vie 4 fois, de me tenir debout jour après jour, et d’avoir toujours été là même quand je l’ai beaucoup malmené (notamment à l’adolescence). Ce corps, marqué par la vie, marqué par la maternité, ce corps qui m’abrite toute entière et qui me suivra jusqu’au bout, ça oui, j’aimerais l’aimer pleinement mais je n’ai pas encore trouvé comment faire la paix avec lui. J’aime mon corps enceinte, avec ce ventre arrondi, même s’il me fait souffrir. Encore que pour cette troisième grossesse, mon ventre rond n’est pas aussi « tendu » et « beau » que pour les garçons ce qui fait que dans le bas du ventre on voit les restes « flasques » des grossesses précédentes mais j’aime ce corps qui porte la vie. Je sais que je vais à nouveau pleurer après la naissance, lorsqu’il faudra m’habiller, choisir les vêtements qui s’adapte à ma morphologie post-partum … ou pire lorsqu’il faudra que je trouve une tenue pour le mariage de ma belle-sœur 1 mois et demi après l’accouchement qui ne me rendra pas trop laide ou trop grosse. Cela me stresse déjà alors que je ne devrais penser qu’à vivre ces dernières semaines de grossesse et cette dernière grossesse pleinement puisque ces moments en reviendrons ensuite jamais. Je sens déjà les larmes monter rien qu’à l’idée d’y penser. Et je me revois, en larme, en cabine d’essayage, face à ces deux adorables vendeuses quelques mois après mon premier accouchement parce que je détestais ce nouveau corps. Je sais qu’il va me falloir du temps, beaucoup de temps, pour faire la paix avec lui et réapprendre à l’apprécier. Mais bon … sans sport hein ? ça ne va pas aider non plus ! Puis bon faudrait aussi manger moins de chocolats et de bonbons aussi ! Bref, je suis responsable du corps que j’ai mais j’aimerais l’aimer et faire la paix avec lui, et je sais que ma sexualité aussi s’en porterait mieux.

9/ Es-tu heureuse dans ta sexualité ?

Alors, je dirais que je ne suis pas malheureuse dans ma sexualité. De là à dire heureuse, il y a encore un cap à franchir : l’acceptation de mon corps. Je suis satisfaite de ma sexualité mais pas complètement épanouie dans celle-ci dans le sens où j’ai des envies que je n’exprime pas par peur d’être rejetée ce que je vivrais très mal et parce que mon corps n’est pas beau. J’adorerais porter à nouveau des tenues sexys mais je n’ose plus par peur d’être « dégueulasse » dedans, j’aimerais être plus avenante avec Alex mais j’attends toujours que ce soit lui qui vienne comme ça je n’ai pas à essuyé de « non chérie, pas ce soir, je suis fatigué » alors que lui l’entends fréquemment sans jamais broncher ni même le prendre mal. Je sais que si j’osais vivre pleinement ma sexualité en assumant mon corps, nous pourrions vivre d’encore meilleurs moments et que j’en serai pleinement épanouie ! Oser être à l’initiative de nos rapports, m’octroyer le droit de porter des tenues sexys, oser faire l’amour la lumière allumée sans craindre qu’il voit mon ventre, oser me lâcher complètement sans me bloquer quand il touche mon ventre et mes cuisses et que je me dis « bordel, il va sentir mon gras, mes bourrelets » ce qui fait que cette petite voix vient gâcher pour moi une partie de plaisir puisque mon esprit se voit parasité par ce genre de pensées là où je pourrais seulement m’éclater et profiter d’un moment de plaisir et de douceur avec Alex. Il est très bienveillant et se veut toujours rassurant et adorable dans les moments où je craque, et j’ai beaucoup de chance de l’avoir dans ma vie. Il sait que je n’aime pas mon corps et je sais aussi que cela est difficile pour lui dans notre sexualité, alors je continue d’apprivoiser mon corps et j’espère pouvoir y parvenir un jour, même après cette dernière grossesse que je traverse.


10/ Aurais-tu des conseils à dire à une femme qui vient d'accoucher ?

Prends ton temps, accueille tes émotions et écoute toi. Tu viens de donner la vie, tu es maman. Prends le temps d’accepter tous ces changements qui te traversent, de découvrir ce bébé qui vient d’arriver parmi vous. Octroies-toi le temps d’être maman, entends tout ce que chacun aura à te dire et tous ces conseils qui te seront donnés mais ne retiens que ce qui te semble juste, que ce qui résonne en toi. Tu es maman, tu viens de vivre une expérience unique que personne ne peut comprendre. Pas même les autres mamans puisque cette naissance, seule toi et ton (tes) bébé(s) venaient réellement de la vivre. Reposes toi quand tu le peux, prends soin de toi pour pouvoir encore mieux prendre soin de ce petit être. Parles avec ton/ta partenaire, un(e) ami(e) ou une personne de confiance lorsque tu te sens dépassée ou seule. Parles a ton bébé également, et saches que la personne la mieux placée pour savoir ce dont il a besoin c’est toi. Connectes toi à lui, et détaches toi de tout ce qu’on pourra t’en dires. Fais toi confiance, fais confiance à ton bébé, fais confiance à ton couple. Ne cherche plus ta vie d’avant, celle-ci n’est plus et ne projette pas trop celle à venir, tu ne sais pas de quoi saura fait demain alors savoure ce qu’aujourd’hui a à t’offrir. Et bravo jolie maman, bravo à toi d’avoir porté la vie, d’avoir donné la vie. Sois la plus douce et conciliante possible avec toi-même, puisque les autres ne le feront pas pour toi. A toi, cette maman qui vient de donner la vie, je te souhaite beaucoup de douceur et de bienveillance et t’adresses mes pensées les plus tendres pour t’accompagner dans cette nouvelle vie qui s’offre à toi.



Merci à Jennifer pour ton interview très émouvant et je te souhaite une belle rencontre avec ta fille. Vous pouvez la retrouver sur ses comptes instagram Merci à Jennifer pour cet interview très émouvant. Vous pouvez la retrouver sur ses comptes instagram : @jen_1908 et @alarencontresedoi_52.

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